Soir d’automne. Il pleut à torrents. Mes pas résonnent dans la rue déserte : martellement mouillé des pavés. Une voiture passe et projette une gerbe d’eau boueuse qui manque de m’atteindre. Je grogne et remets mon parapluie d’aplomb. La pluie ruisselle dessus inlassablement. Il ne me reste plus beaucoup de chemin à faire pour retrouver mon cocon après cette dure journée au bureau. Dure journée parce qu’elle a été à l’image de cette triste journée pluvieuse : morne. Je tourne à l’angle de la rue et retrouve le boulevard où j’habite. Les passants sont pressés. Il faut se frayer un chemin, slalomer entre mobilier urbain, déjections canines, sacs poubelle éventrés par les goélands, et les gens, irritables, impatients. La porte en fer forgée de mon immeuble est à portée de main. Je porte la mienne à ma poche et en extirpe mon lourd trousseau de clefs. Le sésame pénètre la serrure sans peine, et d’un coup de poignet lent, la lourde porte s’ouvre. Je replie mon parapluie, entre, et laisse se refermer le vantail. Je monte les trois étages qui me séparent du havre quatre à quatre. J’arrive à la hauteur de la porte d’entrée, entrouverte.

Ses messages de l’après midi me reviennent à l’esprit en même temps que m’assaillent les effluves de bougies. Un parfum doux les accompagne. Elle a su attiser ma curiosité, puis mon ardeur au fil des heures. Les images de son corps, le souvenir de son odeur, les échos de ses soupirs me torturent depuis tout à l’heure. Je pousse la porte, m’introduis à l’intérieur et la referme. Mon parapluie termine de s’égoutter au pied du porte-manteau, accompagné de ma veste et de mon chapeau. Un fond musical atteint mes oreilles, j’y reconnais du Gershwin. Instrumental par excellence, à la fois calme et enlevé.

L’appartement est plongé dans la pénombre. Seules les bougies disposées dans les différentes pièces l’illuminent, jetant le grand couloir central dans un jeu d’ombres chinoises dansantes. Mes oreilles m’invitent à rejoindre le salon à pas feutrés. Je sais qu’elle est là. Enfin je crois.

Un tintement accompagné de bruissements la trahissent alors que ses bras m’enserrent par derrière. Elle me force à me retourner, à lui faire face, et m’embrasse avec appétit. Alors que nos bouches se cherchent, mes mains parcourent son dos gainé par une petite robe bustier bleue. Ses épaules découvertes, offertes, sont teintées d’une couleur chaude, appétissante, par la lueur des bougies. Dans l’ombre portée par sa courte chevelure, dans son cou, je distingue les reflets métalliques du collier de cuir noir. Ses yeux en disent long sur son impatience et le collier sur ses aspirations. Je reprends sa bouche d’assaut, force ses lèvres à s’entrouvrir pour laisser passer ma langue avide. D’une main, je la tiens fermement par la taille, pressée contre moi, alors que la seconde s’aventure plus bas. Je remonte la jupe de sa courte robe et caresse sa fesse ronde et nue.

Elle me soupire “Je n’ai pas de culotte”. Mon érection, déjà bien amorcée s’intensifie, se retrouve terriblement serrée dans le pantalon. Je lui arrache un petit cri d’aise en effleurant son sexe d’un doigt explorateur. Ses petites lèvres gonflées et légèrement entrouvertes laissent échapper un petit cordon de silicone nappé d’une abondante liqueur de femme. J’y porte un second doigt qui la fait se cambrer  fiévreusement. Tout en la fixant du regard, je ramène mes deux doigts entre nous deux, l’invitant à en lécher un alors que je m’occupe du second. Elle y met beaucoup de passion, allant jusqu’à me sucer le doigt avec envie. Elle finit par l’abandonner, me lâchant et m’invitant à la suivre au salon. Je la laisse passer devant moi, découvrant son corps fin mis en valeur par cette courte robe. De ses jolies jambes, et de ses bras, je, ne distingue que des reflets brillants sur un noir profond. Elle n’a pas trop l’habitude, mais elle sait que j’aime la voir avec ces bas et ces gants d’opéra en latex. Elle a une classe folle tout en étant diablement attirante. Ses petits nu-pieds à talons noir, ornés de petits clous l’obligent à se cambrer davantage que d’habitude, m’offrant une incomparable vue sur son fessier désirable.

Sur un petit guéridon, elle a préparé tout le nécessaire pour la torturer délicieusement. Elle m’attire à elle et commence à me déshabiller avec empressement. Mes vêtements volent avec promptitude au hasard de ses gestes. Bientôt, je me retrouve en boxer, face à ses yeux brillants d’envie. Sa petite bouche entrouverte laisse échapper un souffle rauque. Ses mains gantées s’aventurent sur mon corps, me caressant inlassablement. Jusqu’au moment où, n’y tenant plus, elle glisse une main à la recherche de ma verge fièrement dressée. Décidée, elle me débarrasse du dernier morceau d’étoffe. Mon sexe lui fait face, insolent. Dominateur. Elle le caresse du regard et des doigts. Un petit bout de langue se hasarde à en goûter l’extrémité. Puis elle l’enroule, langoureuse et humide autour de ma hampe.

La sentant oublier qui doit souffrir mille tortures, je lui fais signe d’arrêter et lui pose un bandeau sur les yeux, scellant la fin de sa liberté d’un baiser gourmand. Je m’empare ensuite des menottes de cuir que j’attache lentement à ses poignets. J’attrape aussi deux chevillères afin de la forcer à s’accroupir. Je finis par lui attacher une laisse afin de pouvoir l’amener à moi plus facilement. Sa petite langue s’aventure dans le vide, brillante, à la recherche d’une friandise. Elle dodeline de la croupe pour se rapprocher et tenter d’attraper ma verge entre ses lèvres. Joueur, je la laisse tâtonner un peu, puis consens à la présenter à sa portée. Je tire un peu sur sa laisse pour la guider et me laisse happer avec joie. Sa bouche s’ouvre en “O” et vient enserrer mon gland qu’elle taquine du bout de la langue.

Elle commence à m’aspirer avec gourmandise tout en respirant par le nez. Sa bouche laisse échapper un épais filet de salive qui descend le long de ma hampe. Elle s’en rend compte et s’agenouille pour passer en dessous. Par petites touches, en remontant de la base de mon sexe en passant par les testicules, elle lèche les traces de sa négligence. Elle remonte peu à peu sur le bout de mon sexe, joue avec le frein à la base du gland. J’essaie de ne pas trop lui montrer, mais le plaisir qu’elle me procure est intense. Même trop, si je ne veux pas relâcher ma semence maintenant.

J’interromps sa fellation en lui ordonnant de se lever après avoir détaché ses chevilles. Elle rechigne, privée de son jouet. Je m’éloigne d’elle pour constater que son abricot est plus que mûr. “Tu mouilles comme une limace. Il y en a plein sur le sol”. Une nouvelle goutte de son nectar chute de la cordelette des boules de geisha en faisant un “ploc” caractéristique. Je la vois se mordre la lèvre inférieure, interdite. “Je ne te ferais pas l’honneur de te faire nettoyer tout de suite. On va attendre que ça sèche”. Cela ne m’interdit pas de tremper deux doigts dans son sexe, m’informant qu’il est de plus en plus mouillé et que ses nymphes sont largement ouvertes. Je tire sur la cordelette et extrais les deux boules grelottantes de son sexe et les porte à sa bouche après avoir frôlé son clitoris dilaté. “Lèche”. Elle s’exécute, encore étourdie de ma précédente caresse.

Décidé à continuer ce petit jeu, je dispose un gode ventouse assez fin sur la table de salon transparente. Je la guide au dessus en lui faisant écarter les jambes. “Qu’est-ce que tu fais ?” Je ne lui réponds pas et la force à s’abaisser tout en lui tenant ses poignets. Ses cuisses rentrent en contact avec le métal, puis le verre. Le froid transperce le latex, lui laissant échapper un petit cri de surprise. J’appuie sur ses épaules pour la forcer à s’abaisser. La pointe du jouet rentre en contact avec ses petites lèvres qu’elle écarte. Sa vulve s’adapte lentement à la forme du sexe synthétique sur lequel elle s’empale lentement. Une veine de cyprine coule déjà au pied du godemiché formant petit à petit une petite flaque. Lasse, elle se laisse descendre d’un coup sur la hampe de caoutchouc en émettant un cri plaintif, mélange de résignation et de plaisir. Elle prend appuie sur ma main la tenant en laisse pour se guider et entame de long va et viens. Ses petits seins ronds rebondissent dans sa robe au rythme des coups qu’elle donne en s’enfilant le gode jusqu’à la garde.

La facilité avec la quelle elle chevauche cet appendice n’étant finalement pas le but recherché, je le gonfle légèrement à l’aide de la poire qui y est reliée. Le fin phallus grossit légèrement, dilatant un peu plus son entrée. Se sentant plus emplie, elle gémit un peu plus fort. Au bout de quelques dizaines de secondes, excitée mais pas comblée, elle me réclame de la remplir plus. Je continue de gonfler par petits coups jusqu’à ce qu’elle soit obligée de ralentir le rythme. Elle gémit avec force à chaque fois qu’elle s’empale dessus. En soulevant sa robe, je vois distinctement son sexe lisse et brillant avalant l’intrus déformé par la pression, le recrachant, le ravalant.

Cette vue me donne envie de la prendre avec frénésie. Je la force à se libérer de son pal en se levant, et l’attache sur le canapé en position assise, jambes écartées au maximum. Je lui mets un bâillon boule dans la bouche pour la frustrer un peu plus de ne pas pouvoir gémir à sa convenance. J’embrasse sa bouche ainsi condamnée avant de me diriger vers sa fleur dégoulinante et aux pétales ouverts. Je ne perds pas de temps en paroles et entreprends de m’abreuver dans sa fontaine de jouvence. Les coups de langue sur les grandes lèvres la font gémir de façon étouffée. Petit à petit, je m’aventure sur les petites lèvres, jusqu’à jouer en les écartant et en dardant ma langue dans sa petite grotte. J’y aventure deux doigts qui y rentrent sans peine. Alors, en m’assurant de couvrir sa perle magique de toutes mes attentions, je prends le gode dégonflé et l’enfonce dans son puits ruisselant. Ses gémissements vont crescendo alors que je continue à lécher son sexe avidement et que je gonfle l’invité surprise. Puis j’entame des va et viens. Quand je sens qu’elle est sur le point de craquer, j’arrête, puis je recommence. J’arrête, puis je recommence. Jusqu’à ce que le fait d’arrêter ne suffise plus. 

J’évacue le jouet, reprends la laisse en main, la tire un peu vers moi. Elle semble grimacer de ne plus se sentir stimulée. Je lui enlève son masque en m’enfonce en elle. Ses yeux brillants et implorants roulent à la sensation de la pénétration vive et déterminée. Mon pénis est aspiré par sa chatte affamée. Je dois lutter pour ne pas jouir, prendre le temps. Elle n’ouvre les yeux que pour me lancer des regards d’extase entre deux coups de reins. Nos pubis glabres s’épousent à chaque intromission plus profonde, produisant un bruit de succion, mouillé, quand je me retire.

Je la martèle ainsi pendant cinq bonnes minutes jusqu’à ce qu’elle gémisse assez, signant le moment où elle est presque prête à jouir. Je la libère alors rapidement pour l’amener sur la table de la salle à manger. Je la couche dessus, ventre pressé contre le bois, jambes écartées et attachées aux pieds de la table. Ses menottes sont toujours liées et nos regards se trouvent braqués vers le grand miroir. Nous nous posons un instant pour nous détailler. 

Par derrière elle, je vois un formidable petit cul rebondi se dénuder sous la robe à demi relevée. Son sexe, rougit et ouvert, laisse passer un filet blanc translucide de cyprine, qui commence déjà à goutter au sol. Ses jolies jambes galbées dans le latex frémissent, faisant jouer la lumière. Les reflets soulignent le dessin de ses fins muscles. Ses bras, pareillement parés semblent s’évanouir dans les menottes. Dans le miroir, je la voir me jeter un regard implorant. Je m’y vois m’avancer. La pointe de mon sexe entre en contact avec l’intérieur de ses petites lèvres déjà ouvertes et les écarte un peu plus. Cette plongée me rempli d’un sentiment d’infini bonheur, rassurant. J’entre en extase à mesure que je sens son corps chaud m’envelopper. Je l’entends gémir longuement, jusqu’à ce que je touche au fond. Petit cri de douleur. Je me retire pour laisser entrer un peu d’air. Son vagin change un peu de forme, écartant le col de son utérus de mon chemin. Je la pénètre plus vivement, cognant au fond du réceptacle féminin. Elle se crispe à mesure que mes coups de boutoir se font plus forts.

Son sexe m’enserre tellement que je me sens prêt à lui exploser à l’intérieur à tout moment. Je décide donc de lui libérer les mains. Un ordre sort de ma bouche.”Jouis”. Impérieux. Elle passe une main sous elle et trouve instinctivement son bouton rouge. Rien que par le fait de le toucher, elle s’arc-boute. J’en profite pour me retirer d’elle et aller chercher le gode. Je le dégonfle au maximum tout en m’introduisant de nouveau en elle. Je vais et je viens frénétiquement dans sa petite chatte qui la fait miauler de plaisir. Je caresse son anus trempé et y glisse furtivement mon pouce. Il rentre comme dans du beurre. Je lubrifie bien son rectum, le jouet, et glisse ce dernier dans le premier. Elle lâche un râle de plaisir et semble commencer à être parcourue de convulsions. Je sens le phallus synthétique presser le mien au travers de la paroi vaginale. Elle est toute proche de jouir. Je pompe un peu afin d’accentuer la pression. Et elle part.

Son corps est secoué de violents spasmes Un filet de bave s’échappe de son bâillon. Son regard chavire avant de se reposer après de longues secondes. Je m’active après avoir libéré son petit trou du jouet devenu superflu, empoignant son postérieur charnu à pleines mains. En quelques aller-retours, je me vide en elle, finissant de noyer son sexe détrempé.

Nous recouvrons nos esprits l’un dans l’autre, puis, je me retire d’elle. Je m’empresse de la détacher puis de la recueillir dans mes bras pour l’amener avec moi sur le canapé pour souffler, se câliner. Elle n’a pas encore atterrit quand je lui enlève son bâillon et ses menottes. Elle affiche un sourire extatique et se pelotonne contre moi. Son sexe laisse échapper une certaine quantité de nos jus entremêlés sur mes cuisses. Elle semble gênée. Je la rassure en lui disant que ça m’excite. Puis j’y trempe deux doigts en les nappant correctement. Je lui en offre un alors que je commence à lécher l’autre. 
“Tu sais que tu es un pervers toi ? me lâche-t’elle.
_ Parce que tu te n’as pas l’impression d’être une délicieuse perverse toi ?
_ Siiiiiiiiiiiiii ! Et j’aime ça”.

J’interromps cet embryon de conversation en disant combien je l’aime. Et je ne lui laisse pas le temps de répondre. Je l’embrasse à pleine bouche tout en resserrant mon étreinte et en tirant un tout petit peu sur sa laisse, encore attachée.