Le Bar d’Elles.

17h40 ce mercredi.

Après avoir tourné en rond pendant plus d’une demi-heure pour éviter deux ponts trop bas pour mon 44 tonnes, j’arrive enfin devant cette usine perdue dans la campagne pour livrer les 26 tonnes de tôles que j’ai chargées hier à coté de Barcelone.

– Désolé, mais à cette heure-ci, il n’y a plus personne pour vous réceptionner. Me dit le gardien.

Je vois bien que même avec le regard du « chat potté », je ne viderai pas ce soir.
Avec l’accord du gardien, je décroche ma remorque sur le parking, et retourne en solo à la ville qui se trouve à une quinzaine de kilomètres. Je cherche un restaurant quand un panneau attire mon attention, il porte le logo rouge et bleu « Les Routiers » : Le Bar d’El…, le reste est caché par une branche. Cool, à trois kilomètres, je pourrai prendre une bonne douche.
18h45, je me gare sur le parking. Je vois enfin le nom en entier : Le Bar d’Elles. Je n’en ai jamais entendu parler. En même temps, je ne viens pas souvent vider par ici. Je tire les rideaux, prend mon sac pour la douche, et entres dans le restaurant.

– Bonsoir tout le monde !
– Bonsoir belle brune ! Elle me tend la main. Moi c’est Ophélie, et voici Shanna, ma compagne et associée.
– Enchantée. Me dit celle-ci avec un fort accent anglais en me tendant la main.

Avec tout ça, j’ai oublié de me présenter. Je m’appelle Magali, 38 ans, 1m75, brune aux cheveux longs, yeux noisette, patronne de mon entreprise de transports « Mag Le Paul Transports » depuis 10 ans. J’ai réussi à m’offrir ce DAF 105-520cv. J’ai fait une super affaire, 15% sous valeur aux enchères.
Oui, je sais, porter un prénom de garçon comme nom de famille, d’autant que je suis lesbienne, le hasard aurait pu faire les choses un peu mieux. Mais bon, ça fait partie des choses que l’on ne choisit pas.

Donc, quand les patronnes de ce restaurant se présentent de cette façon je ne peux m’empêcher de leur répondre :
– Bienvenue au club…
– Super ! Bon, qu’est-ce que je te sers ?
– Un Kir s’il te plait.

Elle me tutoie, je la tutoie, déjà que nous les routiers, on se tutoie quasiment tous.

J’allais attaquer mon kir quand la porte s’ouvre sur une superbe rouquine.
On a déjà mangé ensemble plusieurs fois. Je lui aurais bien fait visiter la couchette de mon DAF, mais je sais qu’elle est hétéro. Dommage, elle est canon. Elle sait que je suis lesbienne.

Elle : – Bonsoir tout le monde !
Moi : – Salut La Belette ! Comment vas-tu depuis le temps ?
– Salut Magali ! Ça va et toi ?
– Ça peut aller, je suis arrivée trop tard pour vider chez RCI.
– Ah ben, j’en viens, je leur ai livré 4 châssis Ford que j’ai chargé hier à La Llagosta. Et demain matin, j’en recharge 3 équipés. La secrétaire qui s’occupe des expéditions était déjà partie.
– On aurait presque pu se voir, j’ai chargé à Sant Andreu de la Barca !
– Ah oui, on n’était pas loin.

Elle prend un panaché/citron, comme d’habitude.
Nous finissons nos apéritifs, prenons chacune sa douche, puis passons à table.
Nous discutons boulot bien sûr, puis au bout d’un moment, je décide de la taquiner un peu :

– Je pense que ce soir, tu ne verras pas Sylvain, Olivier ou Marc.

Elle rougit un peu.

– Heu, je pense qu’ils vont m’en vouloir un peu, mais je n’ai plus envie de les voir. Tout au moins, de les suivre dans leur couchette.

Puis elle me regarde avec un demi sourire :

– Par contre, je crois que tu as une touche avec la serveuse blonde…
– Ah ! Tu as vu toi aussi ? Mais je crois que toi, c’est avec l’autre serveuse…
– Elle est mignonne, mais je vais la décevoir.
– Oui, je sais, tu n’es pas intéressée par les filles…
– C’est surtout que j’ai rencontré quelqu’un, et que je suis super amoureuse.
– Super, je suis contente pour toi ! C’est un chauffeur ?
– Heu, son père oui, mais elle non.
– Attends, tu as bien dit « Elle » ???

Je n’aurais pas été assise, je crois que je serais tombée par terre !

– (en rougissant) Oui, j’ai bien dit “Elle”. C’est la fille de Stéphane de chez Sintax.
– Ah oui, j’ai déjà mangé plusieurs fois avec lui. Et comment vous vous êtes rencontrées ?

Alors elle m’explique, la sortie moto, et les rendez-vous aux restaurants, la déclaration de Cécile, la sienne, les parents de Cécile, et même sa fille. Elle a des étoiles dans les yeux à chaque fois qu’elle prononce son prénom.

– Wouahou !!! Tu es super accroc !!!

Elle sort son portable et me montre la photo. Je vois une tendresse et un amour dans leurs regards, j’en ai presque les larmes aux yeux, elles sont touchantes.

– Je vous souhaite un max de bonheur. Vous êtes sublimes toutes les deux.

Les voir ensembles me fait un grand plaisir, mais j’éprouve une petite pointe de jalousie, j’aimerai bien me poser un peu avec une femme douce, qui comprenne mon métier. Non, parce que là, les aventures d’un soir ou deux, ça commence à bien faire, et voir cette étincelle dans les yeux d’Océane quand elle parle de Cécile… J’aimerais bien ressentir ça, au moins une fois dans ma vie.

– Magali ! Ça va ?
– Oui ! Pardon, tu disais ?
– La jolie demoiselle blonde te demande si tu veux un café ?

Je regarde la serveuse, elle a de ces yeux bleus !!!

– Un café ? Ou autre chose… Me dit-elle en plongeant son regard dans mes yeux puis dans mon décolleté.
– Je veux bien un café. Pour autre chose, j’ai le DAF bleu et gris en solo sur le parking…

Elle me fait un clin d’œil, et va nous préparer les cafés. C’est l’autre serveuse qui nous les porte. En les déposant sur la table, elle s’adresse à Océane :

– Et la jolie rousse ? Elle a aussi son camion sur le parking ?
– Désolée de te décevoir, mais je ne suis pas libre, et je suis fidèle.
– C’est une manière de dire que je ne te plais pas ? Que tu n’aimes pas les femmes ?
– ç17h40 ce mercredi.
Après avoir tourné en rond pendant plus d’une demi-heure pour éviter deux ponts trop bas pour mon 44 tonnes, j’arrive enfin devant cette usine perdue dans la campagne pour livrer les 26 tonnes de tôles que j’ai chargées hier à coté de
Barcelone.
– Désolé, mais à cette heure-ci, il n’y a plus personne pour vous réceptionner. Me dit le gardien.
Je vois bien que même avec le regard du « chat potté », je ne viderai pas ce soir.
Avec l’accord du gardien, je décroche ma remorque sur le parking, et retourne en solo à la ville qui se trouve à une quinzaine de kilomètres. Je cherche un restaurant quand un panneau attire mon attention, il porte le logo rouge et bleu « Les Routiers » : Le Bar d’El…, le reste est caché par une branche. Cool, à trois kilomètres, je pourrai prendre une bonne douche.
18h45, je me gare sur le parking. Je vois enfin le nom en entier : Le Bar d’Elles. Je n’en ai jamais entendu parler. En même temps, je ne viens pas souvent vider par ici. Je tire les rideaux, prend mon sac pour la douche, et entres dans le restaurant.
– Bonsoir tout le monde !
– Bonsoir belle brune ! Elle me tend la main. Moi c’est Ophélie, et voici Shanna, ma compagne et associée.
– Enchantée. Me dit celle-ci avec un fort accent anglais en me tendant la main.
Avec tout ça, j’ai oublié de me présenter. Je m’appelle Magali, 38 ans, 1m75, brune aux cheveux longs, yeux noisette, patronne de mon entreprise de transports « Mag Le Paul Transports » depuis 10 ans. J’ai réussi à m’offrir ce DAF 105-520cv. J’ai fait une super affaire, 15% sous valeur aux enchères.
Oui, je sais, porter un prénom de garçon comme nom de famille, d’autant que je suis lesbienne, le hasard aurait pu faire les choses un peu mieux. Mais bon, ça fait partie des choses que l’on ne choisit pas.
Donc, quand les patronnes de ce restaurant se présentent de cette façon je ne peux m’empêcher de leur répondre :
– Bienvenue au club…
– Super ! Bon, qu’est-ce que je te sers ?
– Un Kir s’il te plait.
Elle me tutoie, je la tutoie, déjà que nous les routiers, on se tutoie quasiment tous.
J’allais attaquer mon kir quand la porte s’ouvre sur une superbe rouquine.
On a déjà mangé ensemble plusieurs fois. Je lui aurais bien fait visiter la couchette de mon DAF, mais je sais qu’elle est hétéro. Dommage, elle est canon. Elle sait que je suis lesbienne.
Elle : – Bonsoir tout le monde !
Moi : – Salut La Belette ! Comment vas-tu depuis le temps ?
– Salut Magali ! Ça va et toi ?
– ça peut aller, je suis arrivée trop tard pour vider chez RCI.
– Ah ben, j’en viens, je leur ai livré 4 châssis Ford que j’ai chargé hier à La Llagosta. Et demain matin, j’en recharge 3 équipés. La secrétaire qui s’occupe des expéditions était déjà partie.
– On aurait presque pu se voir, j’ai chargé à Sant Andreu de la Barca !
– Ah oui, on n’était pas loin.
Elle prend un panaché/citron, comme d’habitude.
Nous finissons nos apéritifs, prenons chacune sa douche, puis passons à table.
Nous discutons boulot bien sûr, puis au bout d’un moment, je décide de la taquiner un peu :
– Je pense que ce soir, tu ne verras pas Sylvain, Olivier ou Marc.
Elle rougit un peu.
– Heu, je pense qu’ils vont m’en vouloir un peu, mais je n’ai plus envie de les voir. Tout au moins, de les suivre dans leur couchette.
Puis elle me regarde avec un demi sourire :
– Par contre, je crois que tu as une touche avec la serveuse blonde…
– Ah ! Tu as vu toi aussi ? Mais je crois que toi, c’est avec l’autre serveuse…
– Elle est mignonne, mais je vais la décevoir.
– Oui, je sais, tu n’es pas intéressée par les filles…
– C’est surtout que j’ai rencontré quelqu’un, et que je suis super amoureuse.
– Super, je suis contente pour toi ! C’est un chauffeur ?
– Heu, son père oui, mais elle non.
– Attends, tu as bien dit « Elle » ???
Je n’aurais pas été assise, je crois que je serais tombée par terre !
– (en rougissant) Oui, j’ai bien dit “Elle”. C’est la fille de Stéphane de chez Sintax.
– Ah oui, j’ai déjà mangé plusieurs fois avec lui. Et comment vous vous êtes rencontrées ?
Alors elle m’explique, la sortie moto, et les rendez-vous aux restaurants, la déclaration de Cécile, la sienne, les parents de Cécile, et même sa fille. Elle a des étoiles dans les yeux à chaque fois qu’elle prononce son prénom.
– Wouahou !!! Tu es super accroc !!!
Elle sort son portable et me montre la photo. Je vois une tendresse et un amour dans leurs regards, j’en ai presque les larmes aux yeux, elles sont touchantes.
– Je vous souhaite un max de bonheur. Vous être sublimes toutes les deux.
Les voir ensembles me fait un grand plaisir, mais j’éprouve une petite pointe de jalousie, j’aimerai bien me poser un peu avec une femme douce, qui comprenne mon métier. Non, parce que là, les aventures d’un soir ou deux, ça commence à bien faire, et voir cette étincelle dans les yeux d’Océane quand elle parle de Cécile… J’aimerais bien ressentir ça, au moins une fois dans ma vie.
– Magali ! Ça va ?
– Oui ! Pardon, tu disais ?
– La jolie demoiselle blonde te demande si tu veux un café ?
Je regarde la serveuse, elle a de ces yeux bleus !!!
– Un café ? Ou autre chose… Me dit-elle en plongeant son regard dans mes yeux puis dans mon décolleté.
– Je veux bien un café. Pour autre chose, j’ai le DAF bleu et gris en solo sur le parking…
Elle me fait un clin d’œil, et va nous préparer les cafés. C’est l’autre serveuse qui nous les porte. En les déposant sur la table, elle s’adresse à Océane :
– Et la jolie rousse ? Elle a aussi son camion sur le parking ?
– Désolée de te décevoir, mais je ne suis pas libre, et je suis fidèle.
– C’est une manière de dire que je ne te plais pas ? Que tu n’aimes pas les femmes ?
– Ça n’a rien à voir, j’aime MA femme, c’est aussi simple que ça.
Effectivement, la petite brune est très déçue.
Après le café, chacune rejoint son camion.
Je repense à Océane et son bonheur avec Cécile. J’aimerai moi aussi rencontrer ma Cécile. Je suis tirée de mes pensées par des petits coups sur la portière. J’ouvre la vitre en tirant le rideau :
– Coucou, c’est Noémie, la serveuse. Je viens proposer le « autre chose » après le café. Me dit-elle avec un très beau sourire.
Elle est craquante avec sa jupe courte noire et son chemisier blanc sous lequel je devine une jolie poitrine libre. Elle ne l’était pas pendant son service. Je lui ouvre la porte et elle monte.
– Wouahou ! C’est sympa “chez toi”.
Je la regarde avec un demi-sourire :
– Merci. Et c’est quoi le « autre chose » que tu proposes ?
Elle prend mon visage dans ses mains, me regarde dans les yeux en disant :
– Je commence par ça.
Et elle m’embrasse voluptueusement. Ses mains descendent vers ma poitrine que j’ai laissée libre après la douche (comme elle visiblement). Avec ses ongles, elle agace mes tétons à travers mon tee-shirt. Puis ses mains descendent pour me le retirer. Sa bouche descend pour remplacer ses mains sur mes seins. Mes mains ne sont pas en reste, je déboutonne son chemisier, dévoilant une très jolie petite poitrine aux bouts dressés que je prends plaisir à faire rouler sous mes doigts.
Puis je caresse son ventre, ses hanches, son dos, pendant que sa bouche mordille mes seins. Puis elle descend lentement sur mon ventre, et commence à déboutonner mon short. Comme la plupart du temps je dors nue, après la douche, je ne remets aucun sous-vêtements, ce qu’elle a l’air d’apprécier. Après m’avoir retiré le short, elle embrasse l’intérieur de mes cuisses en évitant soigneusement mon sexe qui commence sérieusement à laisser s’échapper ma liqueur d’amour. Je gémis et frissonne tellement elle me fait languir. Enfin sa bouche se pose sur mon bouton d’amour dressé. Un long frisson traverse mon corps. Puis elle alterne entre l’entrée de ma grotte d’amour, mon bouton, et descend même plus bas parfois… J’ai l’impression de ne plus m’arrêter de jouir. Elle m’introduit deux doigts tout en continuant à me lécher le bouton. C’est divin. Je n’en peux plus, je suis à deux doigts (c’est le cas de le dire) d’exploser, quand elle s’arrête subitement. Oh la sadique !!! Elle remonte et m’embrasse après m’avoir murmuré à l’oreille :
– J’aime faire durer…
Et moi, j’aime retrouver ma liqueur d’amour sur ses lèvres. Nous inversons la position sur la couchette. Je lui enlève sa jupe et constate que comme moi, après la douche, elle n’a remis aucun sous-vêtement. J’en viens à m’imaginer que peut-être, elle a fait le service dans cette tenue. Cette pensée fait monter en moi une certaine excitation. Comme elle précédemment, j’évite son sexe lisse, je souffle simplement dessus en passant de ses cuisses à son mont de Vénus. Je vois son bouton se dresser de désir, mais je le laisse palpiter encore un peu. Je lui donne enfin ce qu’il attend, je le sens palpiter sur ma langue, c’est très excitant. Je lèche bien l’entrée de sa grotte aussi, sa liqueur est divine, je m’en délecte. Puis je redresse ses jambes pour m’occuper aussi de son petit trou. J’y introduit ma langue que je remplace par un doigt, puis deux. Le gémissement qu’elle pousse m’encourage à continuer. Ce faisant, je lui lèche le bouton encore plus. Je sens deux ou trois giclées sur mon visage. Elle est fontaine ! Mmmm, j’adore. Et comme elle me l’a fait tout à l’heure, je m’arrête et la laisse sur sa faim. Je remonte vers son visage, elle est haletante, je l’embrasse à plein bouche et lui murmure à l’oreille :
– Tu as raison, c’est très excitant de laisser l’autre en plan…
Elle me lance un regard plein de défi, m’embrasse fougueusement, sa main se dirige rapidement vers mon intimité déjà trempée de désir, et y introduit deux doigts. Mon petit cri de surprise est étouffé par sa bouche toujours collée à la mienne. Ses vas et viens se font plus rapides. Je lui inonde la main. Elle sort ses doigts de mon intimité et me les donne à lécher. Je ne me fais pas prier, tout en la pénétrant aussi, mais en ajoutant un troisième doigt. Elle se cambre et pousse un long gémissement. Je redescends ma bouche vers son sexe en m’attardant un peu dans son cou, sur ses seins et sur son ventre, elle est au bord de l’explosion. Je m’arrête encore une fois, remonte vers son visage, et tout en l’embrassant, je passe ma main entre les matelas, et en ressors mon petit jouet. Quand je l’introduis dans son intimité, ses yeux ronds trahissent son étonnement :
– Petite cachottière… me dit-elle dans un souffle accompagné d’un gémissement. Elle a l’air d’apprécier mon initiative, alors je commence des vas et viens lents, puis j’accélère petit à petit, ma bouche descendant vers ses seins dont j’agace les bouts tendus avec les dents et ma langue. Je reçois encore deux ou trois giclées sur ma main. Alors ma bouche rejoint la source de son plaisir, source à laquelle je ne me lasse pas de m’abreuver. Elle ne résiste pas longtemps à ce traitement, et atteint bientôt un orgasme qui la laisse inerte quelques secondes, le souffle court. Puis, reprenant ses esprits, elle m’allonge sur la couchette, me prend le gode des mains, et sans prévenir, elle me pénètre, sa bouche sur mon bouton. Oh que c’est bon !!! Je ne vais pas tarder à exploser quand elle retire le gode et l’introduit quelques centimètres plus bas. Avec sa bouche encore sur mon sexe, je ne tiens plus, je sens mon ventre se contracter, je gicle encore une fois sur son visage, je me cambre et pousse un long feulement, je suis à la limite de perdre connaissance. J’ai rarement eu un orgasme d’une telle intensité.
Je mets un certain temps à revenir sur terre. Noémie me regarde un peu inquiète. Je finis par la rassurer. Alors elle commence à se rhabiller, m’embrasse une dernière fois :
– Si tu reviens par ici, je ne serai pas contre un autre orgasme aussi intense. Tu es chaude comme la braise, j’adore ! Finit-elle en se mordant la lèvre inférieure… Et elle s’en va après un dernier regard.
Je referme la porte à clé, m’allonge sur la couchette et ne tarde pas à m’endormir, la tête pleine de ce que nous venons de partager, Noémie et moi.
Le lendemain matin, j’ai bien besoin d’une bonne douche. Je retrouve Océane au petit déjeuner. Elle me regarde avec un sourire en coin :
– Alors, tu as eu droit au “autre chose” de la serveuse ???
Je pousse un long soupir en fermant les yeux. Elle me regarde en riant :
– Ah oui ! Visiblement, tu l’as eu !!!
Rien que d’y repenser, je remue mon café avec un sourire béat. La chanson “Cry me a river” par Diana Krall passe à la radio, je pense à d’autres rivières, celles qui ont coulées de nos sexes cette nuit…
Un claquement de doigts me ramène au présent :
– Heu Magali, si tu veux vider la première, il va peut-être falloir y aller, non ? Tu passeras devant, en solo, tu iras plus vite. A tout à l’heure…
Et elle s’en va en riant. Quelle chipie cette Océane.
Je quitte le parking juste avant elle, j’aurais le temps de râteler ma remorque le temps qu’elle arrive chez RCI.
Elle a quasiment fini de charger quand je quitte l’usine, un dernier “coucou” au moment de partir, et chacune reprend la route pour de nouvelles aventures…